quand allumer le chauffage

Les erreurs à éviter avant d’allumer le chauffage : conseils d’un professionnel

Temps de lecture : 5 minutes

Avec le retour des premiers frimas de l’automne, la tentation d’appuyer sur le bouton du chauffage se fait sentir. Mais une décision prise trop rapidement peut transformer une simple recherche de confort en véritable gouffre énergétique, impactant la facture à la fin du mois. Respirer un air encore frais au lever ou sentir le plancher froid, qui n’a jamais connu cela ? L’automne arrive souvent sans prévenir, avec son cortège de matinées frisquettes. Pourtant, il existe des stratégies toutes simples, à adopter dès maintenant, pour appréhender la saison froide sans grever le budget ni baisser en confort. Découvrons ensemble comment éviter les pièges classiques et comment agir à bon escient, en s’appuyant sur des recommandations professionnelles et des astuces éprouvées.

Quand allumer le chauffage : attention aux habitudes et à la précipitation

Il peut sembler tentant, dès les premières gouttes de pluie ou la chute des températures, de rallumer les radiateurs pour retrouver un intérieur douillet. Parfois, enfiler un pull supplémentaire ou s’envelopper dans une couverture permet pourtant d’attendre patiemment avant de relancer le système principal. Utiliser un chauffage d’appoint se révèle être une solution intéressante, spécialement pour chauffer uniquement une zone précise comme un bureau, une salle de jeux ou une chambre. Cette attitude permet de mieux contrôler sa consommation et d’éviter la surchauffe généralisée qui s’impose à toute la maison.

Les chauffages centraux, qu’ils fonctionnent à l’électricité, au gaz ou au fioul, représentent la grosse part des dépenses en hiver. Allumer tout trop tôt revient souvent à payer pour chauffer inutilement toute la maison — inutile si celle-ci garde bien la chaleur. Autre point : l’isolation. Une maison correctement isolée retient la chaleur plus longtemps, retardant l’allumage des radiateurs. Avant de céder à la tentation d’actionner les thermostats, un petit audit rapide des menuiseries, des portes et des fenêtres s’impose. Les économies, sur une saison entière, sont loin d’être anecdotiques.

Température extérieure ou intérieure : bien se référer au thermomètre

Nombreux sont ceux qui consultent la météo le matin, puis ajustent le chauffage en conséquence, pensant que la température extérieure dicte celle de leur intérieur. Ce réflexe peut induire en erreur. Un après-midi ensoleillé peut réchauffer naturellement votre maison grâce à une grande baie vitrée plein sud, même si le thermomètre extérieur n’affiche que 12°C. En plaçant simplement un thermomètre dans le séjour, il devient beaucoup plus simple de juger si un apport de chaleur est véritablement nécessaire. Généralement, une température intérieure située entre 18°C et 19°C dans les pièces à vivre suffit à garantir une atmosphère confortable, sans générer de surcoûts inutiles.

Avant d’allumer, vérifier le bon état des radiateurs

Purger pour éviter la perte de rendement

Chaque année, beaucoup oublient de vérifier l’état de leurs radiateurs avant la première mise en route. Pourtant, un radiateur contenant de l’air ne chauffe pas uniformément : le haut reste froid, le rendement chute, la consommation grimpe. Ouvrir la vis de purge pour évacuer l’air prend à peine quelques minutes, mais optimise significativement la chauffe. Une action simple, trop souvent négligée.

L’entretien annuel pour une installation efficace

L’idée d’appeler un chauffagiste chaque année peut rebuter. Pourtant, cet entretien est non seulement exigé par la législation pour de nombreux équipements, surtout au gaz, mais il préserve leur efficacité et sécurité. Remettre à plus tard ce rendez-vous expose à des pannes et à une baisse de rendement de la chaudière, à l’origine parfois d’une consommation accrue. Un entretien annuel prévient ces désagréments et garantit (presque toujours) un fonctionnement sans faille durant tout l’hiver.

Quelle température viser pour éviter les gaspillages ?

Ajuster pour le confort… et le porte-monnaie

Paramétrer le thermostat trop haut relève d’un réflexe coûtant cher. Une élévation de la température de seulement 1°C entraîne une augmentation immédiate des besoins énergétiques de 7 à 10 %. Pour un salon ou une salle à manger, viser 19°C permet souvent d’atteindre un niveau de bien-être suffisant, tout en limitant les factures. Ce conseil s’applique aussi dans la salle de bain, que l’on peut monter jusqu’à 21°C le temps de l’utilisation, puis baisser ensuite.

Chauffer différemment selon les usages

Limiter le chauffage aux pièces essentielles, comme le séjour ou la cuisine, s’avère payant. Les chambres supportent mieux une température légèrement inférieure : autour de 17°C, le sommeil en profite et la consommation aussi. Fermer les portes et profiter de volets roulants ou de rideaux épais aidera aussi à retenir la chaleur durant la nuit ou en l’absence des occupants.

Quelles dates retenir selon les régions ?

S’adapter à la localisation

L’agenda de l’allumage du chauffage varie énormément d’une région à l’autre. Dans les régions méditerranéennes, de nombreuses familles patientent jusqu’à la mi-octobre, voire début novembre, profitant de quelques journées douces tardives. Plus on remonte vers le nord ou que l’on prend de l’altitude, plus la saison de chauffe commence tôt : parfois dès septembre. Pour éviter de consommer inutilement, il convient donc d’analyser, semaine après semaine, l’évolution des températures, et non d’anticiper mécaniquement chaque année à la même date.

Profiter des heures moins coûteuses

Programmer son chauffage, quand cela est possible, pour éviter les pics de consommation nationaux, se traduit directement sur la facture. Les plages horaires dites « heures creuses » permettent de bénéficier de tarifs préférentiels. Ces heures, généralement en fin de nuit et milieu d’après-midi, sont à privilégier pour chauffer le logement ou lancer des cycles plus intensifs, quand cela s’avère nécessaire.

Adapter les bonnes pratiques au type de chauffage

Électricité : vigilance sur la puissance

Un radiateur électrique utilisé sans discernement se révèle vite très gourmand. L’une des erreurs courantes consiste à régler les appareils sur la puissance maximale dès la première mise en route. Un démarrage progressif, voire l’utilisation du mode éco, s’avère plus judicieux. Certains modèles permettent de programmer des cycles, adaptés à la présence des occupants, afin de limiter l’énergie délivrée à l’essentiel, et non à toute la journée.

Gaz : prévenir les dérèglements et assurer la sécurité

De multiples foyers subissent chaque année une baisse brutal du rendement, simplement à cause d’une chaudière mal réglée. Il est donc recommandé de recourir à un professionnel pour un réglage précis en début de saison froide. Un réglage minutieux, accompagné d’un bon entretien, garantissent une distribution de chaleur régulière et évitent les surcoûts générés par un équipement fatigué ou encrassé.

Bois : miser sur le combustible sec

Brûler du bois humide demeure un écueil fréquent. Peu le savent mais le taux d’humidité du bois influe lourdement sur la quantité de chaleur restituée. Privilégier un bois entreposé suffisamment longtemps, bien sec (moins de 20 % d’humidité) permet de chauffer efficacement, sans en consommer des tonnes pour un résultat modeste. Astuce testée et approuvée : taper deux bûches entre elles, un son sec indique une bûche prête à l’emploi.

Petites astuces efficaces pour consommer moins

Renforcer les points faibles de l’isolation

Les déperditions par les fenêtres ou sous les portes font grimper la consommation, parfois sans qu’on s’en rende compte. Poser de simples bourrelets coupe-froid ou améliorer l’isolation des vitrages apporte rapidement une différence concrète. Certains améliorent également l’isolation du toit ou choisissent des tentures épaisses, solution abordable et efficace.

Installer des équipements simples

L’utilisation de réflecteurs de chaleur derrière les radiateurs figure parmi les astuces répétées par nombre de professionnels : ils redirigent la chaleur vers l’intérieur et évitent de chauffer inutilement le mur. D’autres complètent avec des thermostats connectés ou des programmateurs, pour réduire le fonctionnement en dehors des périodes de présence effective. Ces petits investissements, souvent rentabilisés dès la première année, aident à garder la maîtrise sur le long terme.

Gestes quotidiens pour une facture allégée

Fermer volets et rideaux dès la nuit tombée empêche la chaleur de s’échapper. Il arrive même que, pour économiser, beaucoup retardent l’allumage du chauffage du matin en profitant d’une couverture chaude ou d’une boisson chaude. Avoir quelques bonnes habitudes, comme bien refermer les portes des pièces les moins utilisées ou réaliser un petit entretien régulier, apporte parfois davantage que n’importe quelle technologie sophistiquée. Cela paraît simple, mais dans les faits, trop de ménages oublient ces automatismes et finissent par payer le prix fort. Étonnamment, c’est souvent l’accumulation de gestes mineurs qui entretient la sensation de chaleur et allège vraiment les dépenses énergétiques, année après année.

Sources :

  • ademe.fr
  • service-public.fr
  • selectra.info
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